Mpox : plus de trois millions £ du Royaume-Uni pour la riposte en RDC

Le gouvernement anglais s’est engagé à apporter un financement de 3.1 millions de livres sterling (£) pour appuyer la riposte des épidémies telle que Mpox en République démocratique du Congé (RDC), a déclaré le ministre Britannique pour l’Afrique, lors de sa visite mardi à Kinshasa à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), peut-on lire dans l’ACP de ce mercredi, 21/082024.

« Aujourd’hui je suis très ravi de vous annoncer que le gouvernement anglais est engagé à donner jusqu’à 3.1 million de livres au nouveau partenariat avec l’UNICEF qui va appuyer le gouvernement congolais dans la riposte de ces épidémies, notamment le Mpox ’’ variole de singe’’ et le choléra », a annoncé Lord Ray Collinsof Highbury, ministre Britannique pour l’Afrique.

Photo de famille (ACP)

« Ce nouveau financement va accompagner les priorités telles que mises en exergue dans le Plan stratégique de riposte nationale pour le Mpox en RDC », a-t-il ajouté. Pour lui, ce financement va également booster la riposte nationale contre le Mpox en documentant la surveillance de la maladie et en sensibilisant les communautés locales en ce qui concerne le Mpox et va assurer aux patients d’avoir accès aux soins de santé et à l’alimentation pour lutter contre les infections. Il a souligné que cette maladie devient un défi global qui exige une action collective, notamment avec l’expertise et l’engagement des autorités congolaises et des partenaires. Le ministre Britannique pour l’Afrique en charge des affaires étrangères du Commonwealth et du développement, a salué le travail crucial réalisé par les scientifiques Congolais, jouant un rôle très vital en RDC dans leurs efforts pour tester et des nombreuses recherches des maladies infectieuses.

L’INRB pour des liens de collaboration avec les institutions des recherches

Par ailleurs, l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) souhaite vivement établir des liens de collaboration solide avec les institutions des recherches et des financements du Royaume-Uni, a déclaré le Dr Jean-Jacques Muyembe, directeur général de cet institut.

Il a fait savoir que cette visite est une opportunité de dialogue direct, qui a montré comment les chercheurs congolais, une fois placés dans des bonnes conditions, peuvent réaliser comme contribution nationale à la santé globale. Le Pr Muyembe, en outre, évoqué, les quatre perspectives de l’INRB, notamment la surveillance et l’investigation des maladies prioritaires à potentiel épidémique et pandémique, la formation et le recyclage des techniciens de laboratoire, la recherche médicale fondamentale et appliquée, avant de tracer un aperçu sur ses principales réalisations et sa date de construction en 1984 grâce à la coopération française.

Les trois intervenants lors du lancement du financement à la riposte du Mpox en RDC

Pour le Dr Romain Boyayi, représentant du ministre de la Santé, publique, Hygiène et Prévention, cet accord représente un jalon majeur pour améliorer la santé de chaque congolais et pour répondre à l’épidémie de Mpox qui est une préoccupation majeure non seulement au continent africain, spécialement en RDC. En RDC, 16.700 cas potentiels et 570 décès dus au Mpox ont été enregistrés depuis le début de l’année. Les provinces les plus touchées par cevirus sont l’Equateur, le Sud-Kivu,le Sud-Ubangi, le Sankuru, la Mongala et la Tshopo. Il s’agit d’une zoonose qui a comme symptômes les maux de tête, la fièvre, les douleurs musculaires et les éruptions cutanées et se transmet par le contact direct avec des fluides corporels d’un animal ou d’un être humain infecté et par des objets contaminés ainsi que par voie sexuelle. Le Mpox a été déclarée par l’OMS comme étant une urgence de santé publique de portée internationale (USPI) au sens du Règlement sanitaire internationale (2005- RSI), rappelle-t-on. ACP/TOPINFOS

Agression rwandaise : l’apport de l’Accord cadre d’Addis- Abeba dans le processus de Luanda évalué

Dans sa livraison de ce mercredi 21/05/2024, l’ACP signale que l’ap­port de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba dans le processus de Luanda pour la pacification de la République démo­cratique du Congo a été évalué mardi, lors d’une séance de travail au Méca­nisme national de suivi de cet accord, à Kinshasa.

« Nous avons fait l›état des lieux de l›Accord-cadre d’Addis-Abeba et ses perspectives et surtout l’apport de l’Accord-cadre notamment du Méca­nisme national de suivi de cet accord dans la gestion et les avancées éven­tuelles du processus de Luanda », a dé­claré le professeur Alphonse Ntumba Luaba, coordinateur du Mécanisme na­tional de suivi de l’Accord-cadre d’Ad­dis-Abeba. « Nous avons parlé de la situation sécuritaire et humanitaire dans la Région des Grands Lacs, spé­cialement en République démocratique du Congo, mais en rapport avec l’Ac­cord cadre d’Addis-Abeba », a-t-il dit à l’issue des échanges avec Emmanuel Cohet, envoyé spécial de la France pour la Région des Grands Lacs.

Les deux personnalités ont évalué la situa­tion sécuritaire et humanitaire dans la région des Grands Lacs, particulière­ment en République démocratique du Congo (RDC) en proie à une agression par un pays voisin de l’Est. Le profes­seur Alphonse Ntumba a affirmé le rôle joué par la France au Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre fin à l’agression de la RDC par le Rwan­da. « La France figure parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies. La France pèse beaucoup dans l›élaboration et la formulation des Résolutions du Conseil de sécurité. S›il y a des évolu­tions, la France a aussi sa part, et nous en tant que Mécanisme national de suivi de l›Accord-cadre d›Addis-Abe­ba, nous ne pouvons qu›encourager la France », a souligné le coordinateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre.

Il a salué le passage de l’envoyé spécial de la République fran­çaise dans la région des Grands Lacs en RDC qui s’est imprégné également de l’évolution de l’Accord-cadre et voir dans quelle mesure la France pourrait contribuer davantage à la stabilisa­tion, à la sécurisation et au dévelop­pement de la coopération régionale. « La RDC est un pays comme on dit un pays solution, c›est aussi un pays à tout, et on voudrait voir nous comme la France, des populations Congolaises pouvoir vivre en paix, une paix durable, une paix perpétuelle, une paix défini­tive. Donc, nous partageons le même optimisme volontariste (…) nous de­vons avoir un optimisme énergique et déterminant, volontaire, et nous fixer des objectifs de reconquête de notre territoire, parce qu›après tout, la première responsabilité nous revient, les autres quelle que soit leur bonne volonté, ne peuvent que nous accom­pagner », a-t-il souligné. Emmanuel Cohet a été nommé nouvel Envoyé spécial de la France dans la région des Grands Lacs africains, dont l’une des missions sera de se pencher davantage sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.  ACP/Topinfos

Le processus de Luanda et le cessez-le-feu entre la RDC et le Rwanda au cœur de la visite du Président angolais à Kinshasa (APA)

Accueil du président Angolais Joao Lourenco par le président Congolais Félix- Antoine Tshisekedi, le 12/08/2024 à Kinshasa. photo APA

Selon la Radio Okapi de ce mercredi 14/808/2024, repris par l’ APA, le Président angolais João Lourenço, médiateur de l’Union africaine pour le retour de la paix dans l’Est de la RDC, est arrivé lundi 12 août à Kinshasa pour une visite de travail avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi. Les deux Chefs d’État ont eu un tête-à-tête suivi d’une séance de travail élargie à leurs proches collaborateurs. Les échanges ont porté, selon la Présidence congolaise, sur le Processus de Luanda et le cessez-le-feu décidé par la RDC et le Rwanda lors de la réunion ministérielle du 30 juillet 2024 à Luanda. Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques visant à assurer le respect du nouvel accord de cessez-le-feu signé le 30 juillet à Luanda entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sous la médiation de João Lourenço. En vigueur depuis le 4 août, le nouveau cessez-le-feu dans l’Est de la RDC a fait l’objet d’une intense activité diplomatique impliquant l’Angola, les Etats-Unis, l’Afrique du Sud, la RDC et le Rwanda. Le week-end dernier, João Lourenço était à Kigali, où il a discuté de la question avec son homologue rwandais, Paul Kagame, en marge de la cérémonie d’investiture de ce dernier pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Rwanda. Avant de partir, le Président João Lourenço, en sa qualité de médiateur de l’Union africaine dans le conflit, s’est entretenu par téléphone avec les présidents Tshisekedi et Kagame au sujet de la consolidation du processus de paix en RDC.

Il a également rencontré à Luanda son homologue sudafricain, Cyril Ramaphosa, qui a remercié João de Lourenço pour ses efforts dans la recherche de la paix dans la région. La RDC accuse le Rwanda de soutenir activement la rébellion du M23 dans le conflit qui fait rage dans l’est du pays, allégations maintes fois rejetées par les autorités rwandaises. Dans le même temps, Kinshasa accuse également le Rwanda et le M23 de vouloir s’emparer des ressources minières de l’Est du pays.( APA/ Topinfos)