Coup de gueule de Nangaa contre les sanctions américaines et la Justice congolaise

Dans sa livraison de ce mardi, 30 juillet 2024, l’Agence  Presse Associée rapporte que  les États-Unis ont annoncé jeudi via son ambassade en République démocratique du Congo, des sanctions contre Corneille Nangaa, principal responsable de l’Alliance Fleuve Congo -AFC-, et Bertrand Bisimwa, président du M23. Ces sanctions portent principalement sur le gel des avoirs de ces chefs rebelles. D’autre part, la justice Congolaise a également ouvert un procès contre ces derniers.

C’est notre droit en tant que Congolais

Face à cette nouvelle, la réaction de Nangaa n’a pas tardé, quelques heures après, contre les États-Unis et la Justice congolaise. « Ni sanctions illégitimes, ni procès kafkaïen ne nous ébranleront dans notre noble lutte de redressement national ! En tant que citoyens congolais, rien et alors rien ne nous arrêtera dans cette lutte constitutionnelle noble de libération du Peuple congolais sur pied de l’article 64 de notre Constitution. C’est notre droit en tant que Congolais ! », a-t-il posté sur compte officiel X. Et de poursuivre : « L’AFC va poursuivre inexorablement sa lutte pour mettre la dictature sanguinaire de Monsieur Tshilombo hors d’état de nuire contre notre peuple. Le monde entier est témoin du foutoir électoral de 2023, du tribalisme sauvage, de la stigmatisation chronique de plusieurs d’entre nous, des détournements stupéfiants des deniers publics et des crimes et massacres d’Etat qui occasionnent une dégradation socio-économique sans précédent et une situation humanitaire chaotique ».

[Image d'archives] Corneille Nangaa (au centre), lorsqu'il était le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le 2 janvier 2019 à Kinshasa.Corneille Nangaa photoAFP – JOHN WESSELS

Parlant des sanctions lui imposées, Nangaa estime que « les États-Unis commettent la même erreur que leurs aïeux qui ont livré Lumumba ». « Ceux qui proclament des sanctions à grand renfort médiatique contre nous, ne commettent-ils pas la même erreur que leurs aïeux qui ont livré injustement notre premier Héros national Patrice Lumumba à la mort sur base de la préservation d’intérêts géopolitiques discutables ? Sanctionner une révolution constitutionnelle ne correspond-t-il pas à faucher l’espoir de tout un peuple exsangue? D’autant qu’en RDC, le changement prôné par l’AFC devient une exigence populaire village après village libéré, cité après cité libre… », s’est-il interrogé. Et d’ajouter : « Une Nation de grande démocratie dont nous estimons le statut de médiateur dans la crise en cours entre l’AFC et le régime de Kinshasa par le biais de deux trêves successives, ne pouvait pas, si abruptement, altérer sa précieuse vocation internationale de promotrice de la paix et de la stabilité mondiale notamment au sein de sa permanence au Conseil de Sécurité de l’ONU par l’utilisation d’outils unilatéraux de politique étrangère décriés par l’ensemble du Sud Global qui représente la majorité mondiale et même ses partenaires occidentaux, qui ont accéléré une fragmentation mondiale dommageable entre l’Occident et le Reste. Il est temps de recadrer le tir pour une communauté mondiale apaisée ». APA/LUBUMBU

L’UA exhorte la RDC et le Rwanda à poursuivre les pourparlers directs pour une résolution pacifique du conflit

Dans sa dernière livraison de ce jeudi , 18/07/2024, l’APA,  nous fait savoir qu’Afriqactu.net, écrit quel le Conseil de paix et de sécurité (CPS), organe décisionnel permanent de l’Union africaine(UA) pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, a exhorté lundi la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda à poursuivre les pourparlers directs pour une résolution pacifique du conflit qui les oppose. Sous la présidence de l’Angola, la réunion ministérielle du CPS a discuté hier de la crise rwando-congolaise.

Le thème de cette rencontre virtuelle était :  » Le rôle de la médiation et de la réconciliation dans le règlement du conflit en République démocratique du Congo : Les processus de Luanda et de Nairobi « . Dans une déclaration faite à l’issue de la réunion dirigée par Tète Antonio, ministre angolais des Affaires étrangères, le CPS de l’UA a exprimé son soutien aux processus de Luanda et de Nairobi pour la réconciliation entre la RDC et le Rwanda et a souligné l’engagement politique inclusif.  » Le Conseil exhorte la RDC et le Rwanda à poursuivre les pourparlers directs pour une résolution pacifique du conflit ; appelle les parties prenantes de la RDC à adopter le dialogue et la réconciliation pour une paix durable, impliquant les femmes, les jeunes et les dirigeants communautaires », a déclaré le CPS, réaffirmant la solidarité de l’UA avec le peuple et le gouvernement de la RDC dans leur quête d’une paix, d’une sécurité et d’un développement durables. Par ailleurs, cet organe a condamné les actions des groupes armés non étatiques au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, soulignant la responsabilité. Il a aussi rendu hommage aux pays contributeurs de troupes à la Mission de la SADC en RDC (SAMIDRC), qui appuie l’armée congolaise dans la traque de la coalition M23-RDF. Alors que l’armée rwandaise poursuit ses opérations dans la partie orientale du territoire congolais, le CPS de l’UA a réaffirmé que l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région  » reste essentiel  » pour la stabilité, appelant à la pleine mise en œuvre des engagements nationaux et régionaux. APA/TopInfos

Guerre dans l’Est : La Suisse veut aider la RDC à en finir à travers le Conseil de sécurité des Nations-Unies

La ministre des Affaires étrangères, coopération internationale et francophonie, Thérèse  Kayikwamba Wagner, a reçu, mardi, en audiences tour à tour, les ambassadeurs de la Conférence helvétique et du Royaume du Maroc en République démocratique du Congé, nous relate APA  dans un de ses articles publié  ce jeudi, 18/072024.  
L’ambassadeur la Conférence helvétique Chasper Sarott , la ministres des Affaires Étrangères , Coopérations internationale et francophonie, Mme Thérèse Kayikwamba Wagner et l’Ambassadeur du Royaume du Maroc , Rachid Agassim.

Avec le diplomate suisse Chasper Sarott, les relations bilatérales entre la Conférence helvétique et le Congo-Kinshasa ont été passées en revue. Les deux personnalités se sont penchées également sur la guerre qui sévit dans l’Est de la RD-Congo. À ce sujet, Chasper Sarott a laissé entendre que la Suisse compte aider le pays de Lubumba à travers le Conseil de sécurité des Nations-Unies. « J’ai eu l’occasion aujourd’hui de rencontrer la nouvelle ministre des Affaires étrangères, première rencontre pour faire sa connaissance, aussi une visite de courtoisie, évidemment aussi une excellente opportunité pour passer en revue les relations bilatérales entre la RDC et la Suisse, de très bonnes relations qu’on a évidemment de bonnes relations, il faut aussi les travailler, on a aussi des sujets d’intérêt commun qu’on essaie de promouvoir et de faire avancer. On a parlé aussi notamment de la situation à l’Est du pays, de l’engagement de la Suisse dans l’Est du pays, mais aussi du fait que la Suisse est encore membre du Conseil de sécurité des Nations unies jusqu’à la fin de l’année. Donc, la Suisse a aussi sa responsabilité pour tout ce qui dépend des Nations unies », a déclaré l’ambassadeur plénipotentiaire de la Conférence helvétique en RDC au sortir de la rencontre.

Par la suite, la ministre des Affaires étrangères a échangé avec l’ambassadeur du Royaume du Maroc en RDC. Thérèse Kayikwamba Wagner et Rachid Agassim ont planché sur la coopération bilatérale entre leurs pays. Au sujet de la guerre d’agression, le diplomate marocain a réitéré l’attachement de son pays à la souveraineté de la RDC. « C’était une occasion de passer en revue les grands axes de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et le Royaume du Maroc. Les domaines plus précis, c’était la coopération en matière de formations et des aspects de questions internationales s’agissant de nos soutiens mutuels à nos candidatures (aux instances internationales, ndlr). On a aussi évoqué les préparatifs des travaux de la Grande Commission mixte entre la République démocratique du Congo et le Royaume du Maroc », a-t-il dit.

À la tête du ministère des Affaires étrangères, coopération internationale et francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner tient à consolider les relations entre la RDC et les États, mais aussi les organisations internationales représentées à Kinshasa. Quant à la guerre d’agression, elle attend de la communauté internationale des sanctions ciblées contre le Rwanda. APA/TopInfos