Nation

Kwamouth : plus de cinquante morts dans une attaque de Mobondo contre la position de l’armée à Kinsele.

L’ APA , dans son édition de ce jour le 16/07/2024, écrit que plus de cinquante morts ont été enregistrés après l’attaque, samedi, des miliciens Mobondo contre la position de l’armée au village Kinsele situé au territoire de Kwamouth, sur la RN 17.

Incursion de la milice Mobondo à Kinsele

Ces corps sans vie ont été ramassés par les services de sécurité sur place, après que l’armée ait réussi à mettre en déroute la milice, pour une seconde fois en l’espace d’une semaine.

D’après le député provincial élu de Kwamouth, David Bisaka, 42 miliciens ont été neutralisés, 9 hommes en uniforme et une femme sont tombés sur le champ de bataille.

 » Aujourd’hui, on atteint déjà 42 Mobondo, 9 militaires et une femme. Les corps des militaires et de cette femme sont déjà acheminés aux morgues de Kinshasa. Ceux des Mobondo traînent encore au sol à Kinsele. J’ose croire que c’est ce soir que ces corps seront inhumés », a déclaré David Bisaka, député provincial élu de Kwamouth. Le Chef du village Kimomo, une des entités du territoire, livre presque le même bilan. Stanys Libye qui parle de 41 miliciens tués, déplore le non-respect de l’acte d’engagement signé par les autorités traditionnelles Teke et Yaka devant le Chef de l’État pour la cessation des hostilités.  » Le bilan est de 41 miliciens qui sont neutralisés, 9 militaires qui sont tombés et une dame épouse d’un militaire qui est tombée également.

On demande au Chef de l’État qui lutte pour que la paix revienne, de prendre cette histoire en main. Parce que la hache de guerre a été enterrée, qu’est-ce qui explique que les miliciens se lèvent pour prendre des armes et attaquent les Fardc, une force gouvernementale, c’est aberrant », a livré Stanys Libye, Chef du village Kimomo à Kwamouth. Ces nouvelles incursions ont repris jeudi dernier. Les miliciens ont été mis en déroute après une tentative d’attaque de la base de l’armée à Kinsele, village frontalier entre Kinshasa et la province de Maï ndombe, sur la RN 17. Actuellement, plusieurs villages de Kwamouth sont encore occupés par les miliciens encore actifs dans le grand Bandundu.

APA /TopInfos

Nord-Kivu : une bombe larguée par l’armée rwandaise  tue quatre civils (Officiel)

Dans sa livraison de ce 16/07/2024, l’ACP  nous informe  que quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par une bombe larguée lundi par l’armée rwandaise sous le label du M23 à Bweremana, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), sur la population civile en violation de la trêve humanitaire de deux semaines, a appris l’ACP, de source officielle.

«  Nous avons appris ce matin que les rebelles du M23 ont encore une fois de plus largué des bombes sur la population civile de Bweremana, dans la chefferie des Bahunde en Territoire de Masisi qui a fait état de quatre personnes mortes sur place et plusieurs autres blessés », a déclaré Mme Prisca Kamala Luanda, conseillère principale du gouverneur de la province du Nord-Kivu. « Voyant la gravité des effets, le gouverneur de province a dépêché une équipe d’urgence sur le lieu pour qu’elle puisse aller prendre les corps des victimes pour les amener à la morgue et ramener les blessés pour qu’ils puissent recevoir les soins appropriés», a-t-elle ajouté. «Avec les familles, nous venons de nous convenir, à l’occasion d’une audience accordée par le gouverneur aux familles des victimes, pour le jour de l’enterrement qui est fixé en date du 2 août, le jour dédié au génocide congolais (Genocost)», a-t-elle précisé. Bahati Byenda, victime de ce énième bombardement, a exprimé  son amertume «de perdre deux enfants»,  son épouse étant aujourd’hui hospitalisée suite à cette bombe larguée ce matin sur la population civile et innocente. « Je viens de perdre mes deux enfants et ma femme blessée, internée à l’hôpital CBCA/Ndosho suite à ce bombardement.

Masisi : 7 morts à la suite des bombes larguées par le M23 à Bweremana

Mon seul vœu est de demander au gouvernement de la République de faire tout pour nous donner la paix et nous sortir de cette situation car, nous en souffrons énormément, nous ne pouvons plus faire le champ, nous sommes restreints de tous mouvements, vraiment nous souffrons, nous voulons la paix rien que la paix  », s’est-il plaint. Tous ces Congolais affectés ont remercié le gouvernement provincial pour la prise en charge du deuil jusqu’au jour de l’enterrement. « Vraiment nous disons grand merci », a lancé un délégué des familles victimes. Malgré la trêve humanitaire demandée par les USA entre les parties en conflits, le M23 ne cesse d’aller de violations en violations. ACP/TopInfos

Mali, Burkina Faso, Niger : naissance d’une nouvelle confédération

Dans sa livraison de ce samedi 06/07/2024 , la Nouvelle Tribune nous rapporte que l’Alliance des États du Sahel (AES), fondée en septembre 2023, regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays confrontés à des défis sécuritaires majeurs liés au terrorisme djihadiste. Cette alliance s’est progressivement transformée en une rupture avec l’ordre régional établi, notamment vis-à-vis de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’influence française.

Les régimes militaires au pouvoir dans ces pays, installés par des coups d’État entre 2020 et 2023, ont multiplié les actes d’éloignement envers la France, accusée d’ingérence. Cette distanciation s’est manifestée par l’expulsion des forces françaises, la fin de la coopération militaire, et la fermeture des ambassades, marquant ainsi la fin d’une ère d’influence post-coloniale dans la région.

Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et Ibrahim Traoré (Photo DR)

Le premier sommet de l’AES, tenu à Niamey, capitale du Niger, marque un tournant décisif dans l’évolution politique de la région sahélienne. Les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont franchi une étape cruciale en adoptant un traité instituant la Confédération des États du Sahel. Cette décision témoigne de leur volonté d’approfondir leur intégration et de renforcer leur coopération face aux défis communs.

La création de cette confédération s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec la CEDEAO. Les trois pays avaient annoncé leur retrait de cette organisation régionale en janvier, l’accusant d’être un instrument de la politique française. Le général Abdourahamane Tiani, dirigeant du régime militaire nigérien, a souligné lors du sommet que leurs peuples avaient « irrévocablement tourné le dos à la CEDEAO », marquant ainsi une rupture nette avec le bloc ouest-africain.

Les ambitions de la nouvelle confédération s’étendent au-delà du domaine sécuritaire. Les dirigeants ont exprimé leur volonté de mutualiser leurs ressources dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, l’énergie et les transports. Cette approche vise à renforcer l’autonomie et la résilience des trois pays face aux défis économiques et environnementaux.

Un aspect notable de cette alliance est la formation d’une force militaire commune, annoncée en mars, pour lutter contre les groupes djihadistes qui menacent la stabilité de la région. Cette initiative illustre la détermination des trois États à prendre en main leur sécurité, indépendamment des acteurs extérieurs.

La promotion des langues locales dans les médias publics et privés figure également parmi les objectifs de la confédération. Cette mesure vise à renforcer l’identité culturelle et à favoriser une communication plus efficace avec les populations locales.

La naissance de cette confédération soulève des questions sur l’avenir des relations régionales en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO, qui tiendra un sommet à Abuja, devra repenser sa stratégie face à ce nouveau bloc émergent. Les tensions persistantes entre l’AES et la CEDEAO, exacerbées par les sanctions imposées au Niger suite au coup d’État de juillet 2023, restent un sujet de préoccupation.

L’émergence de la Confédération des États du Sahel représente un changement significatif dans la géopolitique régionale. Elle reflète une volonté d’autonomie accrue et de redéfinition des alliances dans une région confrontée à des défis sécuritaires et de développement complexes. L’évolution de cette nouvelle entité et son impact sur la stabilité régionale seront scrutés de près par les observateurs internationaux dans les mois à venir. Nouvelle Tribune -TopInfos